"Au fait, qu'est-ce qu'il y a à la télé ce soir ?"
C'est aux alentours de 20h45 que cette banale question fut lancée. Le journal venait de se terminer, la pub battait son plein et les discussions concernant la fin de soirée commencèrent. Tendant l'oreille tout en remplissant le lave-vaisselle, je surpris les mots le Bon, la Brute & le Truand suivis de Western Spaghetti.
Sautant sur l'occasion, je profitais d'une accalmie dans la conversation pour demander l'origine de cette expression : "Western, je vois... Mais pourquoi Spaghetti ?"
Alors, à la base...
Vers la fin des années 60, le Western américain commence sérieusement à s'essouffler : le point de vue adopté lasse les spectateurs qui se désintéressent de ces duels préprogrammés présentant de manière très manichéenne un héros sans peur ni reproche infligeant une sévère déculottée au méchant vraiment très méchant.
A cette époque, de jeunes réalisateurs plein de talent, Sergio Leone en tête, insuffle une nouvelle jeunesse aux films du genre. Le succès immédiat de trois de ses films (Pour une poignée de dollars (1964), Et pour quelques dollars de plus (1965) et Le Bon, la Brute et le Truand (1966)) firent de lui la référence d'un genre nouveau.
Vu d'un mauvais oeil par le cinéma américain, ces films atypiques furent affublés d'un nom peu flatteur en regard de leurs origines européennes et plus précisément italiennes : Western Spaghetti.
Plébiscités par le public pour leur grande qualité, ils n'en devinrent pas moins mythiques.
Des héros pas très fréquentables
Prenant à contre-pieds les schémas établis dans les Westerns traditionnels, Sergio Leone pris plaisir à inventer des personnages au passé trouble et aux motivations peu recommandables. Mal rasés, cyniques et individualistes, ils tenaient plus de l'anti-héros parti en croisade pour des raisons pécuniaires que morales. Rendus plus humains et plus attachants malgré ce côté un peu bad boy les protagonistes des Westerns Spaghetti remportèrent immédiatement l'adhésion du public.
Des détails esthétiques qui sont une marque de fabrique
Alternance de gros plans durant les duels, cadrages éloquents (sur les cordes de potence par exemple), plans larges sur de grandes étendues de paysage... sont autant d'éléments qui firent les succès des Westerns Spaghetti.
La part belle est également donnée à la musique qui joue un rôle à part entière : elle évolue tout au long de l'histoire en rythmant les différentes phases lorsque le besoin s'en fait sentir. Nous citerons notamment les bandes originales d'Ennio Morricone qui figurent sans nul doute parmi les plus belles du genre.
Source :Wikipédia.





Commentaires
1. mardi 6 novembre 2007 à 17:41, par laurence
2. mercredi 7 novembre 2007 à 17:42, par Sylvain
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