- mercredi 17 octobre 2007

Tout commença avec une conversation qui allait terminer dans le Best-of d'Alsacréations lorsqu'à une question de Raphaël, je répondais le plus naturellement du monde : "Ah je ne sais pas, ils ont toujours fait ça à la hooligan." au lieu de à la one again. Ça les a fait rire un petit moment !

Après quelques recherches sur la Toile pour trouver la signification exacte de l'expression en question, je dus me rendre à l'évidence : il n'y en a pas. Quels sites tentent bien une explication, mais franchement, je ne suis guère convaincue. Par exemple, selon le dico des mots, il s'agirait d'une personne qui renvoie une image trop positive de lui même de l'avis général des autres. Ça vous parait crédible à vous ?

En traduction littéralement one again signifie encore une fois. Cependant, dans la phrase qui nous occupe, il faut bien reconnaître que cela n'a pas trop de sens. Je vais donc vous faire part de mon interprétation personnelle et de la variante qui en découle. :)
Pour ma part, j'ai toujours compris cette expression comme signifiant à la va vite, sous le bras, ou encore comme un cochon. Pour moi cette expression retranscrit la sensation de travail bâclé. C'est pourquoi au fil du temps et de son emploi, à la one again est progressivement devenue à la hooligan. Je trouve cela beaucoup plus parlant et quand je l'emploi je vois du b..(censuré)..el partout, des cartons dans tous les coins, un foutoir pas possible en somme !

Ceci dit, je serais vraiment ravie si quelqu'un pouvait éclairer ma lanterne et m'instruire quant à la signification exacte de l'expression.
Quelqu'un a une idée ?

Commentaires

1. vendredi 19 octobre 2007 à 02:04, par alvas

Trouvé sur HFR :

A la Wanagain : Anglicisme utilisé dans les cours d'école. La première utilisation de cette expression remonte à l'époque de Jeanne D'Arc, qui suite à la libération d'Orléans, hurla aux Anglais alors en fuite "I Wanagain" (I won again - J'ai encore gagné). Au fil des âges cette expression fût alors utilisée dans moultes circonstance, notemment lors de la victoire historique des Francs en finale de Coupe Graalis (équivalent de l'actuelle Coupe Davis - Jeu de Paume). Vous l'aurez donc tous compris, "A la Wanagain" signifie victoire, Winner. Dire de quelqu'un qui porte un Blouson à la Wanagain revient donc à lui dire qu'il porte un blouson de guignol


:D

2. vendredi 19 octobre 2007 à 15:03, par Corinne

Alors là, merci !
Je n'aurais déjà jamais pensé à l'écrire de cette manière (bien que maintenant ça me paraisse évident) !siffle
Et maintenant au moins, je sais ce que cela signifie... Je me coucherais moins tarte ce soir !
LOL

3. mardi 30 octobre 2007 à 15:12, par Florent V.

C'est marrant, j'avais déjà fait ce genre de recherche (non concluante), pour trouver la «bonne» orthographe. Je ne sais pas d'où ça vient, mais en tout cas c'est très phonétique. On a, au choix:
- à la one again;
- à la wanagain;
- à la waneguène;
- etc.

Étymologie: il me semble que rapproche souvent cette expression d'Eugène Onéguine, d'Alexandre Pouchkine. Dans une scène célèbre, Onéguine doit fermer de toute urgence les vannes du barrage qui protège la ville («Eugène, ferme les vannes!»), mais fais ça comme un malpropre et la ville est inondée. Suite à quoi, son ami Vladimir Lenski perd son chien (quarante centimètres d'eau recouvrent la ville, et le pauvre animal n'avait pas pied), et fou de douleur défie Onéguine en duel. Onéguine tue son ami, et fuis la ville.

Dans les années 1950, le jeune Jacques Chirac réalise une traduction française du roman qui ne sera pas publiée. Il la fait tout de même lire à un camarade étudiant britannique, qui s'amuse d'une tournure de phrase («À la vanne, Eugène!»), et annonce à Jacques qu'il a, je cite, «traduit ce passage comme un malpropre».

Au cours des années 70, l'anecdote fera le tour des ambassades britanniques sous l'impulsion de cet ancien camarade, devenu diplomate. Aux soirées de l'ambassadeur, on mange des Féréraux Cailloux «à la wann, Euguène!», c'est à dire comme un malpropre, en foutant du chocolat partout.

L'expression est réintroduite en France par des journalistes habitués des soirées de l'ambassadeur, et qui décrivent ainsi les papiers mal torchés qu'il faut produire en vitesse lorsque le bouclage approche.

Jacques Chirac ne fera pas de commentaire sur ce sujet, mais on sait de source proche de l'ancien président qu'il aurait fait pression sur l'Académie Française et la commission de terminologie et de néologie pour que cette expression soit passée sous silence (ni recensée, ni étudiée, ni «régularisée»).

Voilà pour l'étymologie que j'ai pu retracer.


Par contre, je ne voudrais pas manquer de respect à alvas, mais l'explication qu'il avance est totalement fantaisiste. (Je ne dirai pas que ça confine au foutage de gueule, mais je n'en pense pas moins. !siffle )

4. mercredi 31 octobre 2007 à 14:16, par Corinne

@Florent : LOL

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